6 juin 1944 , l'annonce du débarquement suscite un espoir fou chez les habitants de Caen. Au cours de la matinée s'échangent de vraies-fausses informations, les alliés seraient aux portes de la ville !
Tous veulent y croire, mais à 13h30 c'est le coup de tonnerre, les premiers bombardiers noircissent le ciel et entament leur mission destructrice. Le martyre de la vieille cité normande ne fait que débuter, les bombardements et leurs cortèges de dévastations et de morts s'acharnent sur elle pendant un mois. En effet, enjeu stratégique majeur, Caen aurait du tomber aux mains des Britanniques dès le 7 juin. En réalité la libération de la rive gauche n'intervient que le 9 juillet 1944, celle de la rive droite dix jours plus tard.
Durant plus d'un mois donc les civils subissent un véritable siège. Dans l'affolement des premières heures certains choisissent l'exode mais vingt mille d'entre eux choisissent s'accrocheront jusqu'au bout à leurs ruines, réfugiés dans des caves, des églises, des carrières. C'est leur histoire que nous tentons de retracer ici, les conditions de leur vie quotidienne, de leur survie.
Textes rédigés
par Yves Lecouturier et
Hélène Decaen-Le Boulanger